« Préserver la cohérence de notre production »

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La Brasserie de l’Odon régale les amateurs de bières de caractères depuis 2014. Fondé par Jean-Marc Berthelot, ce projet s’est renforcé avec l’arrivée de Vincent Guyot, fin 2016. Les bières de l’Odon sont déjà disponibles dans 350 points de ventes dans la région.

Pouvez-vous remonter le temps pour nous ?

Comme beaucoup, j’ai commencé à brasser dans ma cuisine. Et puis lorsque le temps est venu de me lancer (en 2011), j’ai cherché un local adapté et avec un potentiel sachant qu’il faut environ 100m2 pour produire 100 hectolitres. Depuis 2013, nos locaux sont loués à Pré-Bocage Intercom, la communauté de communes de notre territoire. Le premier brassin a été élaboré par la brasserie de l’Odon en avril 2014. Une blonde…

Vincent Guyot est arrivé dans l’aventure un peu par hasard en 2016… La connexion s’est faite par l’intermédiaire de son frère Mathieu qui a été le premier caviste avec lequel j’ai travaillé (Vins 1000 lieux à Verson). Je cherchais un électricien et Vincent avait une entreprise à Authie. Et voilà,

Vincent et Jean-Marc brasserie don
Les deux compères dans leur atelier. Photo de @dr.tommy

L’arrivée de Vincent a permis à la brasserie de décoller ?

Vincent avait envie d’un nouveau challenge professionnel sans imaginer devenir brasseur. Mais il a eu un déclic pour la brasserie. Bien que nous soyons très différents, notre relation a bien fonctionné dès le début. Notre complémentarité est notre force. Aujourd’hui, nous faisons tourner la boîte tous les deux : élaborer les recettes, brasser, embouteiller, livrer, démarcher les clients… Près de 1.000 hectolitres (300 000 bouteilles équivalent bouteilles de 33cl ) par an à deux, c’est pas mal.

Comment se décline votre gamme ?

Pour commencer et tâter le terrain, j’ai d’abord brassé des bières classiques de tradition belge (blonde, ambrée et triple). Je voulais être cohérent avec une offre consensuelle en cours à l’époque. Puis j’ai concocté la Porter et ensuite la California Pale Ale (une Session IPA plutôt qu’un vraie IPA…). Pour être logique, j’ai opté pour des étiquettes de couleur avec un logo épuré : blanche pour la Hefeweizen, jaune pour la blonde, rouge pour la triple blonde, orange pour l’ambrée, grise pour la porter, vert pâle pour la bière de printemps et vert soutenu pour la bière de Noël. C’est facile.

Que pensez-vous de l’explosion des créations de microbrasseries ?

Il y a de la place pour tout le monde. Aujourd’hui, aux USA la part des bières artisanales représente 30% du volume total des ventes (seulement 7,8% en 2013) alors qu’il n’est que de 8% en France… Le potentiel est donc très important. En revanche, l’opportunisme de certains nouveaux qui se lancent car le secteur est porteur risquent de ne pas suivre sur le long terme (après deux ans).

Des surprises ou des projets à venir ?

Oui, nous avons élaboré une bière il y a déjà quelques mois. Elle sortira avant la fin de l’année et elle devrait envoyer du bois (rire des deux brasseurs…). Wait and See…

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