Le prêt brasseur, kézako ?

Table des matières

Le prêt brasseur consiste à obtenir de la part d’un fournisseur de boissons, un prêt financier ou de matériel. Contre ce coup de pouce financier, le patron de bar s’engage à ne se fournir que chez lui et à commander tous les ans un volume minimum.

Une pratique commune dans l’activité des bars

Le prêt brasseur permet de financer en partie le fonds de roulement du restaurant ou du bar, lors de son ouverture et tout au long de la vie de l’établissement. Ce prêt est généralement accompagné d’un contrat d’exclusivité entre le restaurant et la brasserie. Le barman s’engage alors à ne se fournir que chez elle et à commander un volume minimum chaque année. Ce type de prêt pour café/restaurant est très commun dans le monde de l’hôtellerie et de la restauration, car il permet de zapper les banques, réticentes à prêter des fonds lors d’une création d’activité dans ce domaine. Plusieurs grands groupes de distribution se partagent le marché : France Boissons (Lagunitas, Pelfort, Affligem, Desperados…), Elidis (Kronenbourg, 1664, Grimbergen…), ou Inbev (Stella Artois, Beck’s, Budweiser, Brahma, etc.).

Le prêt brasseur permet de financer en partie le fonds de roulement du restaurant ou du bar
Le prêt brasseur permet de financer en partie le fonds de roulement du restaurant ou du bar

Comment fonctionne le contrat brasseur ?

Le prêt brasseur parfois appelé « contrat de bière » ou « crédit brasseur » est un contrat classique, conclu entre deux parties. Dans le cas qui nous intéresse : un groupe brassicole et un restaurateur. Ce contrat fixe les modalités concernant trois éléments :

La contrepartie de l’engagement du distributeur

S’il s’agit d’un prêt financier, le contrat spécifiera le montant de ce dernier et ses modalités de versement. S’il s’agit de la fourniture de matériel (machines à café ou tireuses à bières professionnelles), il précisera de quel type de matériel il s’agit, leur nombre, leur valeur, les conditions d’entretien, etc.

Le prêt brasseur consiste à obtenir de la part d’un fournisseur de boissons, un prêt financier ou de matériel
Le prêt brasseur consiste à obtenir de la part d’un fournisseur de boissons, un prêt financier ou de matériel

La durée du contrat

La durée de l’exclusivité d’engagement auprès du fournisseur est une autre donnée essentielle du prêt brasseur. Il est primordial de clarifier les modalités de cette exclusivité : nombre d’années, mais également type de produits concernés, exclusivité partielle ou totale, etc. C’est ici que la possibilité de proposer un col tournant (pour une bière artisanale locale par exemple) se négocie.

Le volume minimum

En contre parti du prêt, le bar s’engage à commander chaque année au brasseur un volume minimum. Il est généralement exprimé en hectolitres de bière. Le contrat de prêt brasseur comprend généralement une clause pénale et une clause de porte fort :

La clause pénale consiste en une sanction financière pour le restaurateur en cas de non-respect de l’exclusivité.

La clause de porte fort du distributeur est prévue en cas de cession du fonds de commerce avant la fin du contrat, afin que le restaurateur se porte garant du respect du contrat par son successeur.

On peut également noter que les contrats d’exclusivités ne peuvent pas porter sur plus de cinq ans, et que l’entretien du matériel est à la charge de l’entreprise dépositaire.

Le prêt brasseur : un prêt financier ou de matériel

Avantages et inconvénients du prêt brasseur

Le principal avantage du prêt brasseur est qu’il permet de financer un projet dans la restauration sans devoir passer par un établissement bancaire. Frileux, il demande souvent des garanties élevées, ainsi qu’un dossier complet, comprenant un business plan détaillé.

Néanmoins, souscrire à un prêt brasseur présente également des inconvénients. Le barman sera limité en termes de produits au catalogue de son brasseur, ce qui diminuera sa marge de manœuvre. Surtout s’il souhaite mettre en avant des boissons artisanales ou bio. C’est l’un des principaux freins au développement des microbrasseries qui ne peuvent rivaliser avec des groupes puissants et très structurés. Le pot de fer contre le pot de terre…

Il est également essentiel de faire attention à ce que les quantités minimales à acquérir correspondent au volume d’activité. Les prêts brasseurs sont également critiqués en raison des tarifs pratiqués par les brasseurs. Ils seraient bien au-dessus du marché, mettant ainsi à mal les restaurateurs engagés. La clause de porte fort fait peser une forte contrainte sur le restaurant puisqu’elle rend la rupture du contrat de façon anticipé difficile.

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération ».

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